Insuffisance veineuse
Définitions
Varices :
Une varice est une dilatation permanente d’une
veine superficielle.
C’est un état pathologique. Les varices
sont classées selon leur taille. Dans ce
site ne seront traitées que les varices les
plus «grosses» : les varices réticulaires
(0,6 à 4 mm) et les varices tronculaires
ou collatérales, de plus de 3 mm. Leur prise
en charge est identique.
Les varices les plus fréquentes sont celles
que l’on trouve au niveau des membres inférieurs
: jambes et cuisses.
Les autres localisations des varices peuvent être
: le scrotum (appelées varicocèles),
la vulve, le rectum (hémorroïdes). La
prise en charge de ces varices particulières
est elle aussi particulière et n’est
pas l’objet de ce site.

Maladie variqueuse :
Une varice n’est jamais «naturelle».
C’est une conséquence d’une maladie
de la paroi veineuse appelée maladie veineuse
chronique. Ce n’est donc pas un vieillissement
accéléré de la veine.
Le vieillissement d’une veine entraîne
la modification de la quantité et de la qualité
des fibres contenues dans les parois de la veine
(par exemple, modification du type de collagène
et diminution de l’élastine) et la
diminution du nombre de cellules musculaires capables
de contracter la paroi de la veine.

Mécanisme de formation
Atteinte de la paroi de la veine :
Une veine variqueuse se traduit par une dilatation
anormale de la veine. Cette dilatation, permanente,
est due à une anomalie de la paroi veineuse.
Chaque dilatation est une poche où le sang
s’accumule et stagne.
La paroi de la veine variqueuse est fragilisée.
Elle peut devenir très fine avec un risque
de rupture.
Anatomie :
La paroi de la veine est constituée de trois
couches. En cas de varices, ces couches présentent
une succession d’hypertrophies (épaississements
de certaines couches) et d’atrophies (amincissements
de certaines couches).
Ces modifications sont différentes de celles
observées lors du vieillissement des veines,
il ne s’agit donc pas d’un vieillissement
accéléré.
Toxines :
La stase sanguine contribue à la dégradation
de la paroi des varices. En effet, le sang stagnant
mal oxygéné contient des toxines qui
peuvent altérer la paroi.

Risque d’autres pathologies :
Cette stagnation de sang peut aussi provoquer l’apparition
de caillots (thrombus) et donner une maladie que
l’on appelle la thrombose veineuse superficielle
(anciennement para-phlébite).

Perturbation du rôle des valvules :
Une veine normale est constituée de valvules
(sortes de clapets) qui évitent au sang de
redescendre vers les pieds lors de la station debout
immobile (et donc de stagner).
Comme la paroi veineuse est dilatée à
certains endroits, certaines de ces valvules ne
jouent plus pleinement leur rôle et du sang
veineux s’accumule dans certains tronçons
de veine.

Evolution naturelle
Extension :
L’évolution naturelle des varices
se fait vers l’augmentation de leur taille
et de leur nombre. Un même réseau veineux
va progressivement «se charger» en varices
supplémentaires au fur et à mesure
de l’avancée dans l’âge.
D’autres varices peuvent apparaître
sur d’autres veines. Les cordons variqueux
existants peuvent devenir plus tortueux.
Fragilisation :
Pour certaines varices, leur paroi va devenir très
fine au risque de se rompre plus facilement au moindre
choc.

Autres symptômes :
L’évolution des veines variqueuses
se fait parallèlement à l’évolution
régionale de la maladie veineuse, à
savoir la persistance ou l’aggravation des
symptômes (douleurs, lourdeurs,…), l’apparition
ou l’aggravation d’un œdème,
l’altération progressive du revêtement
cutané pouvant conduire au stade ultime :
à l’ulcère de jambe.

Complications possibles :
Les complications des varices sont essentiellement
représentées par leur risque de rupture.
Cette rupture de veines fragilisées peut
se produire dans deux situations :
- soit les varices sont agressées à
la surface de la peau par un objet extérieur
: il survient alors une plaie qui va saigner avec
un risque hémorragique,
- soit les veines sont rompues sous la peau par
un effet de cisaillement lors d’efforts et
il se produira une ecchymose, voire un hématome
local.
La prise en charge se fait par une compression adaptée
par bandes ou chaussette (car le plus souvent ces
ruptures se produisent au niveau de la jambe), le
repos et une surveillance médicale.
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